La Syrie

Intro : Située au cœur du
Moyen-Orient, la Syrie doit son nom à
l’antique Assyrie, générique par lequel les anciens Grecs désignaient
l’ensemble des territoires compris entre la Méditerranée et la Mésopotamie

La
Syrie possède une population estimée à 1426000 personnes. Son taux de
croissance est élevé (3,6 ‰), et l’indice de fécondité par femme s’élève à 6,2
‰
La
Syrie abrite des populations aux confessions très différentes 14 communautés
religieuses cohabitent sur son
territoire. Les chrétiens et les musulmans affirment qu’il n’y a pas de
problème confessionnel entre les deux religions. Il y a 90‰ de musulmans.
Aux origines du drame Syrien
Le
pouvoir Syrien affiche d’abord la sérénité face aux révoltes qui se développent
en Tunisie et en Egypte. Le drame que vit la Syrie depuis 2011, semble
incompréhensible à première vue. Comment ce pays qui était présenté depuis 40
ans comme un modèle de stabilité politique au milieu d’une région agitée,
a-t-il pu en venir à s’autodétruire ?
La
réalité est que l’origine de la violence actuelle ne date pas de 2011 même si
la révolte est une réaction à un régime autocratique.
Une autocratie est un régime politique où un seul
individu détient le pouvoir.
Les
frontières de la Syrie, actuelle, qui constituent un défi à des siècles d’histoire et à des
traditions millénaires ont créé un Etat-nation
qui s’est jamais senti à l’aise et qui la exprimé à plusieurs reprises.
La
Syrie finalement indépendante après plusieurs siècles de domination étrangère
n’a pas pour autant connu la stabilité, le coup d’état se succédant à un rythme
soutenu jusqu’au second traumatisme provoqué par la guerre de 1967, qui non
seulement a amputé encore d’avantage. Le territoire syrien avec la perte du
Golan* et laissé une armée démoralisée, mais aussi a commencé la fin des
aspirations à un nationalisme arabe unitaire désormais impossible comme l’avais
montré l’échec de l’expérience de la République arabe unie avec l’Egypte.
*Le plateau du Golan, parfois appelé Gaulanitide, est une région du
sud-ouest de la Syrie occupée par Israël à la suite de la guerre des Six Jours de 1967 e
Ainsi,
en un siècle, la Syrie n’a connu ni une véritable paix intérieure ni un
fonctionnement apaisé de la vie politique. Les seules alliances stables sur la
durée ont été avec celles nouées avec la Russie et l’Iran.
Les dates
En
1919 : Les anglais se retirent de la Syrie et laissent les français et les
nationalismes arabes face à face.
Le
17 avril 1946 : Les derniers soldats français quittent la Syrie après
avoir violemment réprimé les émeutes nationalistes et bombardé Damas
1946 :
Indépendance effective de la Syrie
1973 :
La Syrie participe à la quatrièmes guerre Israélo-arabe
1994 :
Les présidents Clinton et Assad se rencontrent pour relancer les négociations
Israélo-Syriennes
En
2007 : Bachar-Al Assad est réélu à la présidence de la République
En
2008 : La Syrie revient sur la scène internationale le président Bachar-Al
Assad est reçu à Paris par le président français Nicolas Sarkozy pour le
lancement du sommet de l’Union
2009 :
Reprises des relations diplomatiques entre la Syrie et le Liban.
2011 :
Manifestations à Damas et dans les principales villes du pays. Le gouvernement
ordonne de tirer sur la foule
Ce que vit la Syrie actuellement
Abou
al-Tayyeb, chef du renseignement de Liwa al-Tawhid, l’un des principaux groupes
de la rébellion, a été tué lors d’un raid de l’aviation du régime sur une base
militaire dans la région d’Alep, la grande ville du Nord, selon l’Observatoire
syrien des droits de l’homme (OSDH). La frappe a également blessé Abdel Kader
Saleh, le chef du groupe, ainsi qu’un autre commandant. Trois autres leaders de
bataillons rebelles ont péri lors de combats contre les troupes loyalistes près
de l’aéroport international d’Alep et dans la ville de Ma’arat al-Artiq (Nord).
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